Mercredi était le premier jour des soldes. Vous le savez, je suis minimaliste mais les jeux video représentent quelque chose d’important dans ma vie. Il n’est pas question “d’arrêter de jouer” sous prétexte que je développe un nouveau mode de vie.


“Je faisais partie des premiers acheteurs”

Je faisais partie des premiers acheteurs aux ouvertures des magasins. Comme je ne pouvais pas être partout, j’en choisissais un et je me présentais devant les grilles. De préférence devant les grandes surfaces comme Leclerc, Auchan ou à la Fnac. Je savais qu’au niveau des jeux video, il était possible de faire des belles “affaires”.

Les tentations était énormes et la probabilité d’achat était exponentielle. Pourtant, je ne me posais aucune question et mon but était d’avoir le plus de jeux possible. J’agissais en fait comme un irréfléchi assoiffé de sa dose de dopamine. Une réflexion simple qui me vient en tete maintenant est : Avais-je besoin de ces jeux avant l’ouverture des soldes ? Non ? Cela prouve bien que le besoin a été créé et que je n’en avais toujours pas besoin. Pourtant, il ne fallait pas me poser de questions tant mon jugement était altéré et se basait uniquement sur la couleur des étiquettes que j’apercevais de loin.

“Rouge pour le -50%, Violet pour le -70%”

J’en parlais dans mon article sur le Black Friday que je vous invite à lire. Avec l’experience j’ai appris que :

  • J’achetais des jeux que j’avais déjà en dématérialisé
  • Certains finissaient non ouvert l’année d’après à la meme période
  • Ma pile de jeux ne diminuait pas, au contraire
  • Parfois j’achetais même pour revendre
  • Je vendais des jeux sous blister

Bloqué dans cette spirale, je ne me rendais pas compte que je perdais de l’argent, du temps et que j’alimentais ma liste de jeux “à finir” que j’ai même encore aujourd’hui.

J’ai développé des règles simples

Afin de sortir de là et consommer de façon plus logique et responsable, j’ai établi une ligne directrice que j’ai eu du mal à mettre en oeuvre au début mais qui s’avère efficace maintenant.

  • J’utilise la règle du “un jeu vendu, un jeu acheté” : C’est plutôt simple. En clair, il est hors de question que j’achète un jeu si j’en ai d’autre à finir. Evidemment, le plus dur survient pendant les soldes ou les prix sont scandaleusement bas parfois.
  • Quand j’achète un jeu, c’est pour y jouer et le consommer. Je ne l’achète pas pour le mettre de coté ou “pour après” ou “quand j’aurais fini celui-ci ou celui-là”.
  • Un règle un peu plus délicate consiste à ne se concentrer que sur un jeu. Ne pas en commencer d’autre, ne pas faire d’écarts (sauf pour une petite partie de Warzone avec les copains car il ne faut pas non plus se couper de ses potes). Cela fonctionne plutôt bien.
  • Ne pas aller sur les sites marchands. Oui, c’est une évidence, mais le temps perdu passé à regarder, scruter pour finalement acheter de façon compulsive est contre productif. Autant rester à l’écart du danger.
  • Ne pas me morfondre sur “un jeu que j’ai raté, un prix de fou mais plus en stock, mon panier qui bug au moment de l’achat”. A part me créer de la frustration inutile, je ne trouve plus d’intérêt à faire cela. Si je ne cherche rien, je ne risque rien.
  • Faire comprendre à mon cerveau que je ne serais pas plus heureux ou plus satisfait car “j’ai trouvé des jeux à un prix défiant toute concurrence.” Que la dose de dopamine engrangée allait disparaitre le lendemain mais que tous les petits débits sur mon compte, eux, seraient encore là.

Ne plus faire les soldes m’apporte une réel sérénité et me fait réfléchir sur ma consommation. Pendant cette période, je constate les effets marketing de la “création du besoin” dans toute sa splendeur. Bien sûr, certains peuvent s’offrir des jeux et autres pendant cette période. Nous n’avons pas tous les memes moyens mais cet article me représente moi et n’est ni un mode d’emploi, ni un jugement.

Evidemment, si j’ai un article à acheter, je regarde spécifiquement pour ce produit et rien d’autre. Par exemple, j’ai besoin d’un sac à dos en ce moment, je ne m’empêche pas de regarder les offres et de trouver une perle rare à un bon prix.

Pendant les soldes, je mets mon cerveau en pause et je réfléchi à ma consommation et à ce que j’ai besoin plus que jamais. C’est un exercice de gymnastique pour mon esprit qui désire inlassablement me faire sortir ma carte bleue et pour ma raison qui me rappel que le bonheur n’est pas dans les objets, peu importe leur prix.

1 thought on “Avant, j’achetais plein de jeux video pendant les soldes.

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