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Minimalisme

Comment suis-je devenue minimaliste ?

Vous êtes vous déjà demandé ce qu’il se passerait si vous n’aviez plus rien ?

C’est la question que je me suis posé au début de l’année 2017 sans vraiment avoir la réponse. Je me suis rendu compte d’une chose : Je n’avais pas assez de temps pour profiter de mes possessions.

Quelle est la définition ?

Si vous attendiez une définition ici, vous allez être déçu car il n’y en a pas. Beaucoup de curieux pensent, à juste titre qu’être minimaliste correspond à vivre avec un nombre d’objets restreint. Ce n’est pas totalement faux mais il y a autant de définition du minimalisme que d’individu sur terre. Chacun trouve son compte. Le tout est de ne pas vouloir se revendiquer “minimaliste” en pensant avoir la bonne pratique. Il n’y a pas de bonne pratique. La seule chose universelle qui rassemble ses adeptes est la suivante : Le minimaliste possède les objets qui apportent une valeur dans sa vie.

De ce postulat, j’ai vite senti que beaucoup de mes possessions ne m’apportaient plus de valeur. Attention, ça eut été le cas. Cependant, après réflexion, J’avais trop de vêtements, chaussures, boites, ustensiles de cuisine, jeux, trop de tout. En étant honnête avec moi même, je me suis demandé « Est-ce que j’utilisais vraiment ces objets ? » Je me suis demandé combien de fois j’avais utilisé tel ou tel objet et les réponses qui me venait n’avaient aucun sens. J’étais enfermé dans le “on ne sait jamais” Je vais vous expliquer par quelles étapes je suis passé pour devenir minimaliste.

Considération esthétique

Aussi particulier que cela puisse paraitre, mon rapport avec le minimalisme a surtout débuté par une considération esthétique. Si vous me suivez sur Instagram où j’ai commencé un profil en 2017, vous constaterez que j’ai toujours publié avec ce sens « less is more ». J’ai été attiré par les différents comptes qui en parlaient et qui publiaient des photos sur le sujet. Je trouvais que le design épuré était vraiment magnifique et me questionnait dans le même temps sur comment les gens vivaient à l’intérieur ?

The Minimalists

C’est là que j’ai découvert que le « mouvement » minimaliste était plus profond qu’il n’y paraissait alors j’ai acheté des livres. J’ai vite été intéressé par Joshua Fields Millburn et Ryan Nicodemus qui sont les fondateurs du site « TheMinimalists.com ». Vous avez sûrement vu le documentaire sur Netflix sinon je vous conseille vivement d’aller le voir ne serait-ce que pour votre curiosité. J’ai compris la psychologie derrière ce fameux mot grâce à leurs expériences.

La fatigue morale

Être dans un schéma de « consommation » comme j’ai été m’a fait prendre conscience que j’attribuais une valeur irraisonnée à mes objets. Pour tout ce qui a de la valeur à nos yeux, il y a la notion de peur de le perdre, de s’en séparer, de le voir disparaître. Alors on conserve précieusement et jalousement dans ce désire de possession et de sécurité. Cela m’affectait et me causait de la fatigue morale. Je me suis souvent posé la question du « si jamais », par exemple ; si jamais je me fait cambrioler ; si jamais ma maison brûle ; si jamais je perds tout : Quel serait mon sentiment ?

Je vous laisse réfléchir sur cette question…

Ma réponse était effrayante : j’avais PEUR.

Penser souvent à cela m’empêchait de penser à autre chose, m’empêchait d’accorder mon temps aux autres, m’empêchait de vivre simplement puisque j’y pensais tout le temps. Relier la peur aux objets censés m’apporter de la joie ? Lier mon bien être moral au matériel ? Pour moi, cela était devenu impossible. À partir là, j’ai arrêté d’associer mon bien être moral à mes collections, arrêté d’être fier de mes possessions et arrêté de le montrer à la terre entière dans un besoin de reconnaissance.

Je me suis demandé quel était mon réel but dans la vie ? Je désirais voyager, créer, découvrir et rencontrer. Cette course effrénée au matériel me prenait du temps, de l’argent et mobilisait mon esprit. Où iront tous ces objets à la fin de ma vie ? Serais-je plutôt heureux de ce que j’ai accompli ou de ce que j’ai emmagasiné ? Serais-je fier de tout ce que j’ai appris ou de cette télé Oled que j’ai acheté ? Est-ce que je préfère être culturellement riche ou riche grâce à un objet qui a une valeur marchande ?

Comme le dit The Minimalists : “Le temps est une ressource non renouvelable”.

J’ai choisi de l’utiliser à bon escient.

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