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Pawarumi


Petit mot sur les développeurs

Manufacture 43 est un studio indépendant français basé à Bordeaux. Les trois membres fondateurs, un programmeur et deux graphistes, ont travaillé les huits dernières années dans l’industrie du jeu vidéo avant de se lancer dans l’aventure indépendante. Ils se décarcassent pour offrir aux joueurs des créations originales, avec un gameplay léché et des graphismes travaillés qui s’inspirent et respectent l’héritage des classiques. Grâce une majorité de fonds auto-financés mais aussi avec le soutien remarquable du CNC, de la Région Nouvelle-Aquitaine et d’une campagne Kickstarter réussie, l’équipe se concentre sur le portage de Pawarumi sur Xbox One et Nintendo Switch™.


Pour restituer, PAWARUMI est un shoot ’em up  qu’on appelle aussi “shmup” qui est un genre de jeu vidéo dérivé du jeu d’action dans lequel le joueur doit détruire plein d’ennemis à l’écran à l’aide d’armes dévastatrices. En général, le shmup est un jeu à haute intensité ou il faut maitriser l’art de l’esquive. Déjà sorti sur PC, il fait son apparition sur Nintendo Switch le 26 juillet 2019 au prix de 14,99 €. (sur Xbox One aussi).

Le shoot’em up Néo-Aztec 

Dans un univers où la civilisation maya dirige la planète d’une main de fer, vous jouez Axo, pilote du légendaire vaisseau Chukaru. Vivez son combat contre le Conseil et ses innombrables armées, domptez le pouvoir de votre vaisseau et découvrez le vrai destin d’Axo.

Parlons tout de suite de ce qui rend PAWARUMI si singulier. Si je vous dis “mécanique de pierre-papier-ciseaux” ça vous parle ?

Le gameplay repose sur trois armes chacune d’une couleur différente. Rouge, bleu et vert aussi appelées Red Jaguar, Blue condor et Green Serpent. Ces armes ont une façon bien spécifique de tirer (dans le sens, zone d’effet) mais sont aussi capables de doubler les dégâts, soigner le vaisseau ou recharger la super attaque. Comment ? En choisissant la bonne arme contre les 3 types d’ennemis. Cette technique s’appelle la Trinity Game Mechanic

C’est assez simple dans l’absolu. Les ennemis font parties d’une des trois couleurs et vous allez devoir changer à la volée votre arme en fonction d’eux. C’est là qu’entre en jeu le système de Crush, Drain et Boost

  • Les ennemis rouge seront sensibles à votre armes verte
  • Les ennemis bleus seront sensibles à votre arme rouge
  • Les ennemis vert seront sensibles à votre arme bleu

Crush

En réagissant ainsi, vous entrerez alors en mode Crush et pourrez facilement vous débarrasser de vos ennemis. Dans la pratique c’est un peu plus délicat dans la mesure ou il faut bien intégrer ce principe et réagir très rapidement. Ce que vous devez savoir repose sur ces principes.

Boost

Le boost est en fait la recharge du bouclier et croyez moi, vous en aurez besoin. Pour l’activer, vous devez faire en sorte de faire correspondre votre arme avec l’ennemi que vous chassez. Si cela à l’air simple dans l’explication, l’intensité du jeu et le nombre d’ennemis à l’écran vont vous rendre la tache difficile.

Drain

Les chose se compliquent un peu. Le drain vous permet de charger votre super attaque qui anéantira toute existence ennemi à l’écran. En fait, il s’agit de l’inverse du mode Crush. Comprenez que vous devrez faire correspondre le bleu contre le rouge, le rouge contre le vert et le vert contre le bleu.

Rassurez vous, les possibilités restent affichées en bas à gauche et à droite de votre écran qui vous permet de ne pas être totalement perdu dans l’action.

Un voyage moderne

Ce qui saute aux yeux tout de suite dans PAWARUMI est son style graphique. Tout en 3D, son univers mélange le folklore sud américain et la pop-culture des années 90 qui offre une superbe expérience visuelle inédite ! Quand j’ai lancé le jeu pour la premiere fois, je me suis senti dans l’ambiance et prêt à en découdre. Les cut-scene façon visual novel sont très bien réalisées et m’ont fait penser à Battlechaser Nightwar, un des ténor du genre pour moi (avec Thronebreaker: The Witcher Tales).

La version Switch que nous testons ici s’avère solide au niveau des performances avec quasiment aucun ralentissement. Le support permet une fonctionnalité spéciale qui donne à votre vaisseau la couleur des Joy-Con!

Les combats de boss ont une dimension épique avec des patterns à maitriser avant d’espérer les vaincre. J’ai passé un très bon moment en mode facile. En revanche, le mode normal aurait du s’appeler difficile et ce dernier, le mode injouable. Le jeu est globalement très difficile. Vous êtes prévenu!

Super attaque !

En fait, c’est le propre de ce genre de jeu de combattre des ennemis toujours plus nombreux mais pour moi, la vision de Manufacture43 d’instaurer une seule vie pour tout le jeu rend l’aventure très frustrante. Il se positionne comme un rogue assumé. Vous parcourrez le jeu sur cinq niveaux uniques avec chacun leur particularité de gameplay et situés dans différentes partie du monde, de l’Alaska à la Nouvelle Zélande et au delà. En revanche, vous allez voir et revoir les paysages tant vous allez recommencer.

Heureusement que le mode entrainement est de la partie meme s’il ne va pas foncièrement vous aider à vous améliorer mais plutôt à bien intégrer la mécanique du jeu. Les scoreboards qui s’affichent à chaque fin de session façon salle d’arcade vous donne envie de vous améliorer et donne un coup de fouet à la rejouabilité du jeu. Un aspect bienvenu dans une aventure qui s’avère très court.


PAWARUMI est gratifiant. Il représente une belle alternative au genre et il serait bête de bouder son plaisir. Il n’est pas parfait mais ce n’est pas ce que l’on demande. Rien que pour sa mécanique de jeu rafraichissante, son aspect visuel et avec l’aide d’une OST pouvant être définie comme de l’éléctro-metal péruvienne, il mérite le détour.

HYPOMETRE
90

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