À une époque, j’achetais beaucoup de Blu-ray. Souvent des films que je n’avais pas eu le temps de voir au cinéma. J’en avais une cinquantaine.

Souvent en promotion parfois vraiment très interessantes. Il était facile de s’en procurer à petits prix. Pourtant, je n’ai pas le souvenir d’un seul moment ou j’ai inséré un Blu-ray dans un lecteur. Enfin si, le Blu-ray 4K de “The Passenger” à l’époque ou j’avais la Xbox One X et que je voulais tester son lecteur UHD.

Les Blu-ray s’entassaient à la maison et prenaient beaucoup de place. Au début, j’achetais sans raisons valables si ce n’était le prix, puis je me suis convaincu de n’acheter “que” les films que j’avais apprécié au cinéma. Cette façon de penser me permettait (de façon détournée) de me justifier.

En analysant ma consommation, j’ai remarqué que je ne profitais pas suffisamment de mes abonnements à Netflix et Amazon Prime Video que je payais pourtant.

J’ai progressivement vendu mes Blu-ray. Par exemple, j’ai profité de la sortie de Disney Plus pour vendre ma collection Star Wars que j’affectionnais beaucoup mais que je n’avais pas regardé depuis des années. La même chose pour la saga Harry Potter que Netflix a mis à disposition.

Ma collection n’était pas si conséquente et m’en débarrasser fut plus simple que je ne le pensais :

  • La solution la plus rapide consiste à les ramener en Cashexpress. Le prix de reprise est très faible mais dans mon cas, la libération n’avait pas de prix.
  • Les brocantes même si être exposant coûte cher et peut prend du temps.
  • Rakuten, Leboncoin et eBay même si ce sont uniquement les pièces rares qui partent à bon prix.
  • Donner mes films à mes proches et sur internet et faire des heureux.

J’ai vendu mes Blu-ray en quelques semaines.

Les raisons qui me poussait à conserver mes Blu-ray

  • L’affection que j’avais pour ces films mais je me suis rendu compte que l’affection n’était plus liée à l’objet physique mais à l’expérience cinématographique.
  • La meilleure qualité que la version streaming. Est-ce vraiment important à part flatter l’égo ? L’expérience est-elle vraiment différente ? C’est vrai mais le plaisir est indifférent à la qualité du support.
  • “J’ai une petite connexion”. L’argument hypocrite d’excellence que j’utilisais. Ma vie est-elle conditionnée par ma connexion internet et par l’envie irrépressible de regarder des films ? Non !
  • “La boite et le coffret sont magnifiques” (Bonjour Blu-Ray de Spider Man : Far From Home). C’est vrai mais il s’agit d’un objet qui prendra la poussière.
  • La satisfaction “C’est vraiment beau dans une étagère bien rangée” et flattait encore une fois mon égo de “vrai collectionneur”. Cela m’accordait un rôle dans mon entourage comme “le cinéphile” ou “le passionné“. Des choses qui n’apportent rien en réalité.

Ce que j’ai gagné en me séparant de ma collection :

  • De l’argent pour autre chose en éliminant tous ces petits achats.
  • De la place en libérant les étagères et les tiroirs.
  • Du temps en évitant les cash et les magasins (pendant les soldes) à la recherche d’un coffret collector à “bon prix”.
  • La découverte des films et des contenus originaux sélectionnés par les services de streaming

Finalement, le plaisir à la fin d’une oeuvre est le même que ce soit un Blu-ray ou un contenu dématérialisé. Alors pourquoi continuer à s’encombrer ? Le cinéma coûte cher, c’est vrai mais l’expérience est différente. Les contenus en ligne disparaissent. Oui, je n’y vois pas d’inconvenients. Je n’ai jamais regardé une oeuvre plus de deux fois.

Je n’achète plus de blu-ray. Et vous ?

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