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Réflexion sur le Black Friday

Tous les ans, nous y avons droit. Ce jour bénit de la consommation, devenu le “Black Friday Week” pour toujours plus de promotions et de “joie”. Que l’on soit dans le camp des consommateurs ou des autres, cet article n’est en aucun cas un jugement ni une leçon de morale. Si vous me suivez sur les réseaux, vous savez que mes articles relatent mes expériences personnelles. 

J’ai longtemps été dans cet engrenage. La consommation a son jour et les marques le savent bien. Tout est fait pour faire craquer. Certains prix “gonflés et barrés” sont en rouge et prouvent bien la bonne foi des annonceurs. Les têtes de gondoles sont pleines d’électroménagers, les consoles sont “bradées”, les jeux vidéo sont “moins chers”, la fréquentation des magasins explose au même rythme que notre soif de posséder encore plus d’objets. Est-ce bien nécessaire ?

Evidemment, certains diront oui et d’autres, non. Il est vrai que cela représente une bonne façon d’acheter des biens qui seraient bien trop chers lorsque les moyens financiers sont faibles voir inexistants et nous sommes beaucoup dans ce cas, mais pour quelqu’un qui se pose des questions sur sa consommation ou tout simplement pour les curieux, voilà ce que je faisais et que je ne fais plus.

Minimaliser mes achats

Il m’était devenu délicat de comprendre que le Black Friday utilisait et utilise toujours notre fibre compulsive. Il est très simple pour les marques de créer un besoin en prétextant que le prix est moindre, car cela nous fait machinalement relativiser.

Relativiser

Faire perdre à quelque chose son caractère absolu en le replaçant dans un ensemble, un contexte.

Source : Larousse.fr

Je me disais de façon très claire et sans détours “qu’acheter ce produit maintenant était parfaitement justifiable, car c’est le Black Friday, que je ne le trouverais pas moins cher ailleurs ou plus tard et que de toute façon, j’en ai envie maintenant (Faux)”. Autrement dit, je relativisais mes achats et les rendais acceptables alors qu’ils ne l’étaient absolument pas.

Bien sûr, il m’arrive de regarder les offres du Black Friday car c’est inévitable. D’ailleurs, j’ai été surpris par l’abattage médiatique. Alors que je conduisais en écoutant la radio, j’ai tout simplement entendu cinq publicités à la suite sur le sujet, ce qui m’a poussé à éteindre le poste afin d’apprécier le paysage et le calme.


Faire des listes

Quoi de plus satisfaisant que de commencer le Black Friday en se disant “Voila ce que je dois accomplir” ! C’était mon cas car ma liste était précise, ordonnée par magasin ou site web et même par type de console quand je projetais d’acheter des jeux. 

Seulement voilà. En 2018, je me suis retrouvé devant mon meuble TV rempli de jeux et ce qui m’a vraiment frappé à ce moment-là était ceux que j’avais achetés au Black Friday de l’année précédente. Ils étaient encore sous blister ! Ces jeux-là étaient dans leur emballage depuis 12 mois révolus ? Cela n’avait aucun sens. J’avais donc tout vendu et par conséquent perdu de l’argent. C’est là que j’ai fait le lien entre “acheter pour posséder” et “acheter pour utiliser”.

J’avais tweeté cela en 2016 et je n’ai jamais fini ce jeu voir jamais lancé…

“Acheter pour Noel”

Beaucoup de gens achètent pendant cette période afin d’éviter le rush du mois de décembre et surtout pour payer les produits moins cher alors je me suis donc posé cette question :

“La qualité d’un cadeau se juge sur sa valeur marchande ?”

Évidemment que non et cela n’a aucun sens non plus surtout quand il s’agit de sa famille ou de ses amis. Croyez-moi, si on vous aime ou vous considère plus à Noël par la valeur de vos cadeaux, il y a un problème. J’ai profondément trouvé cela hypocrite d’offrir un cadeau en sachant l’avoir payé moins cher et en ayant l’impression d’avoir fait une bonne affaire. Il n’y a pas de bonnes affaires en famille ou avec ses amis.


Donc, que fais-tu maintenant ?

C’est bien joli de dire tout cela mais il est évident que je fais toujours des cadeaux, que j’achète toujours des objets pour moi (rarement) ou pour les autres. 

Je considère le Black Friday comme un autre jour. Je profite de la cohue dans les magasins pour faire du sport, profiter de la nature, des parcs et du soleil (quand il y en a) et refuse catégoriquement de me dire “j’ai besoin de cet article” si je ne peux répondre à “pourquoi j’en ai besoin”. 

Pour les cadeaux, j’essaie quelque chose de consommable, qui peut se partager et apporter de la joie ou vraiment une carte cadeau pour une enseigne ou un voyage. Oui, car mon entourage n’est pas minimaliste et ne voit pas d’inconvénient à consommer comme moi et en aucun cas mon style de vie ne doit empiéter sur celui des autres.

L’important est d’être conscient que de ce que l’on fait entrer dans sa vie soit les choses qui apportent un plus. Je le dis souvent et j’écris un billet à ce sujet. Merci de m’avoir lu !

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